Tout sur la mécanique moto

Tout savoir sur la mécanique moto !

Souhaitez-vous tout savoir sur la mécanique moto ? Comment démonter une moto sans l’aide d’un professionnel ? Effectuer une vidange ? Changer des pièces essentielles ? Tout cela est bel et bien envisageable bien que cela nécessite un savoir-faire préalable et des précautions à prendre. Cependant, avant de penser à faire la mécanique vous-même, il est préférable que vous vous imprégniez du métier de mécanicien moto. Vous devez donc comprendre quels sont les rôles d’un mécanicien moto, en quoi consistent ses missions, quelles sont les qualités et les formations requises, etc.

La mécanique moto

Bien qu’il s’agisse d’un métier à part entière, la mécanique moto est avant tout un mélange d’art et de passion. En effet, afin de percer les mystères de ce domaine, il faut logiquement être passionné de la moto tout comme le pilote l’est pour son avion. L’un des meilleurs moyens pour réussir dans ce domaine est d’essayer, mais surtout d’avoir une bonne connaissance des principaux domaines de la mécanique moto. Qu’il s’agisse des missions du mécanicien moto, de ses qualités ou encore de la formation requise, le professionnel se démarquera toujours par son bagage intellectuel.

Mécanicien moto : quels sont ses rôles ?

L’un des principaux rôles du mécanicien moto est d’effectuer les réparations sur pratiquement toutes les formes de moto. En outre, il assure le bon fonctionnement des véhicules à deux-roues. Préalablement, il se charge de diagnostiquer les différentes pannes que pourrait avoir une moto. Pour mener à bien son travail, il prend en charge toutes les étapes depuis l’accueil du client jusqu’à la remise de la moto.

Il s’ensuit une série de tests sur les éléments électriques, électroniques et surtout mécaniques. Plus précisément, il vérifie les organes essentiels du moteur, la chaîne, les niveaux d’huile, la distribution du carburant, les composants de la liaison au sol ainsi que le cylindre bloc. Ces tests lui permettront de détecter l’origine de la panne et d’informer au plus tôt le propriétaire, même s’il s’agit d’une panne peu importante.

Une fois la ou les pannes détectées, le mécanicien moto se charge d’établir un devis relatif aux interventions mécaniques nécessaires. Celles-ci peuvent concerner les systèmes de réglage, la vidange, le contrôle antipollution, le liquide de frein, etc. Maîtrisant les différentes alternatives du marché, il sait où se procurer les pièces d’origine constructeur. Ainsi, il sera amené à remplacer les pièces défectueuses par de nouvelles pièces de qualité.

À la suite des dernières mises au point et des essais sur route, il remettra la moto réparée à son client tout en lui expliquant les réparations effectuées. Pour donner des informations à ses clients en temps réel, il est appelé à souvent naviguer sur les sites des fabricants ou sur les pages de vente de pièces en ligne.

Dans le cadre d’une vente de moto, le mécanicien moto est souvent sollicité pour détailler les caractéristiques d’une moto mise en vente. À l’image du monde de l’automobile, celui de la moto regroupe plusieurs passionnés. Il n’est donc pas rare de trouver certaines personnes préférer circuler à moto qu’à voiture. De ce fait, les services d’un mécanicien moto deviennent essentiels. En faisant constamment appel à son bon sens et à son instinct de technicien, il se doit de mettre en avant la sécurité des usagers. En cas de nécessité, il porte le titre de commercial pour vendre des motos d’occasion ou neuves.

Mécanicien moto : quelles sont ses missions ?

Comment mentionné un peu plus haut, le mécanicien moto se charge du bon fonctionnement des véhicules à deux roues. Ses missions se résument donc comme suit :

  • l’entretien des motocycles (vidange, carburation, frein, etc.) ;
  • le diagnostic de la panne ;
  • la réparation ;
  • les recommandations faites aux clients ;
  • la pose d’éléments de personnalisation sur la moto ;
  • la vente de pièces détachées ;
  • et la vente de moto (éventuellement).

En dehors de ces missions, le mécanicien moto se charge également de mettre à jour les différentes données de l’ordinateur à bord. À ce point s’ajoute le réglage des parties hydrauliques, électriques et pneumatiques de la moto.

Mécanicien moto : quelles sont les qualités requises ?

À l’instar du marin ou du pilote, certaines qualités sont requises pour aspirer à devenir mécanicien moto.

  • Physiquement apte

Le mécanicien moto sera très souvent amené à travailler dans des positions inconfortables. Aussi, le métier lui impose parfois de porter des charges assez lourdes. Cela explique la bonne condition physique dont il doit constamment faire preuve.

  • La disponibilité

La survenue d’une panne de moto étant imprévisible, le mécanicien moto se doit d’être disponible à tout moment. Concrètement, il doit être en mesure de travailler sur des plages horaires plus ou moins élargies. Il n’est pas moins fréquent de voir certains professionnels proposés leurs services 24 h/24.

  • L’adaptabilité et le sens du relationnel

À une ère où la technologie est en pleine évolution, le mécanicien moto doit non seulement disposer d’une base solide en mécanique et en technique, mais également sur les nouvelles technologies. Autrement dit, il doit faire preuve d’une curiosité pour faire évoluer son métier. Pour fidéliser ses clients, il doit par-dessus tout avoir un bon sens du relationnel (accueil, échange, service rendu, etc.).

Outre ces qualités, le mécanicien moto doit faire preuve de rapidité et d’efficacité dans ses diverses interventions, sans oublier ses bons réflexes et son esprit d’analyse. Comme dans tout autre métier, il doit cultiver la précision, la rigueur et la méthode. De plus, puisqu’il s’agit d’un professionnel, il doit être en mesure de déduire avec logique et précision, les causes des pannes et d’organiser avec soin ses différentes interventions. En se conformant aux normes de sécurité en vigueur, il doit savoir écouter et observer les différents mécanismes d’une moto.

Mécanique moto : anatomie d’une moto

Une moto, peu importe sa forme, est composée de plusieurs parties. Ces parties sont généralement classées en 2 groupes distincts. Ce développement sera beaucoup plus consacré au moteur lui-même, à son architecture ainsi qu’à la carburation et quelques autres points essentiels.

Le moteur

Comme son nom l’indique, le moteur est la pièce maîtresse d’une moto. Son rôle est de transformer l’énergie thermique en énergie mécanique. On retient essentiellement deux choses à propos du moteur d’une moto. Il s’agit de son architecture et son mode de fonctionnement.

L’architecture détermine différents facteurs du moteur tels que ses performances, son encombrement et sa position dans le cadre de la moto.

En ce qui concerne le mode de fonctionnement, on retient deux types de moteurs dans le monde des moteurs à explosion ou à combustion interne. Il s’agit des moteurs 2 temps et des moteurs 4 temps.

Très répandu, le moteur 2 temps est beaucoup plus utilisé sur les motos de course de haut niveau. Il se compose des éléments suivants :

  • la bougie ;
  • la chambre de combustion ;
  • le piston ;
  • la bielle ;
  • la valve ;
  • le vilebrequin ;
  • le cylindre ;
  • et le bas moteur.

Quant au moteur 4 temps, son cycle se décompose sur deux tours complets (720°). Il s’agit du mode de fonctionnement le plus standard et le plus retrouvé sur les motos de séries actuelles.

La distribution du moteur

La distribution regroupe les différents systèmes de régulations des échanges gazeux. Il s’agit en d’autres termes des différentes étapes d’admission et d’échappement. Sur une moto à moteur 2 temps, la distribution se fait au niveau du piston. Dans un moteur 4 temps, cette fonction est assurée au niveau de la culasse par les soupapes ainsi que tous les systèmes en charge de leurs ouvertures et de leurs fermetures.

La carburation d’un moteur

Pour fonctionner, le moteur a besoin de carburant comme l’essence, le GPL ou le diesel. La carburation a pour rôle de mettre à la disposition du moteur un mélange d’air et d’essence suivant des proportions bien précises. Ceci, peu importe l’ouverture des gaz, le régime du moteur, l’altitude, etc.

Pour une bonne carburation, certaines conditions doivent être respectées. Il s’agit en l’occurrence du dosage, de l’homogénéité et de l’automaticité. Ces éléments doivent permettre au moteur d’assurer une parfaite vaporisation et d’avoir un même dosage en tout point de la veine gazeuse.

La transmission primaire d’un moteur

Le but de cette transmission est de relier le moteur avec la boîte de vitesses et l’ensemble embrayage. La transmission est dans la plupart des cas fixée sur le vilebrequin. Elle peut être réalisée par l’un des moyens suivants :

  • par pignon ;
  • par chaîne ;
  • mixte ;
  • ou par courroie.

Assez simple de conception, on retrouve la transmission primaire par pignons sur certains faibles cylindrés. Pour faire simple, elle consiste à relier deux roues crantées. Quant à la seconde transmission primaire (par chaîne), elle permet d’éviter une cascade de pignon lorsque la boîte est éloignée. Pour sa part, la transmission primaire mixte combine la transmission par chaîne à la transmission avec pignon. Dans ce cas, le vilebrequin est connecté à un arbre via une chaîne. Cet arbre, à son tour, transmet la distribution à la boîte. S’agissant de la transmission primaire par courroie, on la retrouve que sur les scooters et les cyclomoteurs.

La transmission finale d’un moteur

Encore appelée transmission secondaire, la transmission finale se charge de passer la puissance du moteur à la roue. Autrement dit, c’est la transmission qui fait avancer la moto sur une route. Comme dans le cas précédent, elle peut être faite par chaîne ou par courroie. La transmission finale peut être également faite par cadran.

L’embrayage du moteur

À l’instar des automobiles, l’embrayage moto implique essentiellement 3 phases. Il s’agit de la phase de position embrayée, de la phase de position débrayée et de la phase transitoire de glissement.

Au niveau de la première phase, la transmission est fournie. Ceci permet donc à la moto d’avancer, le moteur étant relié à la boîte de vitesses. Au niveau de la phase de position débrayée, la transmission est interrompue. La conséquence est que le moteur continue de tourner sans que la moto elle-même ne roule. Enfin, au niveau de la dernière phase, la transmission est rétablie progressivement permettant ainsi à la moto de rouler à nouveau.

Pour rappel, on distingue des embrayages moto mono-disque et des embrayages moto multi-disques. Pour En savoir plus sur les moteurs, il est nécessaire de consulter les sites spécialisés traitant du sujet à défaut de se rendre dans un atelier de mécanique. Vous pouvez entre autres retrouver sur YouTube, des vidéos exclusivement consacrées aux moteurs d’une moto.

Comment devenir mécanicien moto ?

Que ce soit pour un cycle universitaire ou pour une reconversion professionnelle, nombreuse sont les formations disponibles pour devenir mécanicien moto. Ces formations vont du CAP au BTS.

Niveau CAP

À ce niveau, l’aspirant mécanicien doit avoir l’un des diplômes ci-après :

  • CAP maintenance des véhicules option motocycles ;
  • CQP Technicien Expert après Vente Motocycles ;
  • CQP Conseiller de Vente Confirmé Pièces de Rechange et accessoires ;
  • ou CQP Vendeur Motocycles.

L’un ou l’autre de ces diplômes est nécessaire.

Niveau Bac

Pour le niveau Bac, le futur mécanicien moto doit être titulaire d’un Bac professionnel en maintenance des véhicules, options motocycles.

Niveau Bac +2

Pour ce niveau, le mécanicien moto doit être titulaire d’un BTS en maintenance des véhicules, option motocycles.

Ces formations professionnelles peuvent être suivies en alternance ou en apprentissage. D’autres formations parallèles permettent aussi d’asseoir ses connaissances en mécanique moto. Certaines grandes compagnies comme BMW proposent des formations en mécaniques dans leurs locaux dans le but de recruter leurs futurs mécaniciens.

Mécanicien moto : quel salaire ?

Un mécanicien moto à ses débuts gagne généralement par mois l’équivalent d’un SMIC brut. Sa rémunération dépend en partie de sa formation initiale et de la région dans laquelle il intervient. En tant qu’artisan indépendant, un mécanicien moto peut gagner entre 2 000 et 4 000 euros.

Mécanicien moto : où travailler ?

Les plus gros recruteurs de mécaniciens moto sont les artisanaux et les concessionnaires. Les mécaniciens débutants peuvent trouver un emploi dans le réseau d’une grande maison de fabrication. Les mécaniciens peuvent être également recrutés par des ateliers de réparation rapides de motocycles.

Mécanique moto : évolution de la carrière

Pour qu’il jouisse pleinement de son métier, il est important que le mécanicien moto s’adapte aux nouveaux engins construits par des pays étrangers tels que l’Allemagne, le Japon et l’Angleterre. Ses nombreuses connaissances techniques associées à sa maîtrise du métier peuvent lui permettre de devenir chef d’atelier ou concessionnaire motocycles.

En outre, le mécanicien moto, grâce à ses aptitudes, peut se spécialiser dans les compétitions et courses de moto. Selon ses ambitions, il peut également se spécialiser dans la vente de pièces détachées ou d’accessoires pour moto. Tout ceci pour expliquer que la mécanique moto est un métier plein d’avenir. Un apprenti mécano témoigne : ce dernier explique son parcours et les différentes opportunités qui se sont offertes à lui grâce à la mécanique auto.

La mécanique moto chez soi

Comme toute machine, le bon fonctionnement d’une moto dépend du type d’entretien qu’on lui accorde. Que ce soit pour l’entretien d’une maison ou pour une préparation avant de se rendre dans un atelier, il est toujours bien de prendre certaines dispositions. En d’autres termes, il est possible de détecter les pannes de sa moto et d’y apporter des solutions soi-même.

Disposer d’une base

Il vous serait presque impossible de détecter et de régler une panne de votre moto si vous ne disposez d’aucune connaissance dans le domaine. Il ne s’agit forcément pas d’être un expérimenté ou un professionnel en mécanique, l’idéal serait d’avoir un minimum requis. En cas de doute, les conseils d’un mécanicien ou d’un motard expérimenté seront toujours les bienvenus surtout s’il s’agit de votre première fois. Méfiez-vous de vos amis ou collègues qui se disent compétents en mécanique. Une chose est de faire une opération mécanique, une autre est de savoir bien le faire.

Un autre moyen d’assurer vos arrières est la lecture. En effet, il existe plusieurs sites, livres et fiches qui traitent de la mécanique moto, plus précisément des réparations maison. À l’évidence, ces documents vous indiqueront comment démonter ou aborder votre modèle précis de moto. S’il le faut, vous pouvez effectuer un stage dans un atelier de mécanique moto.

L’ensemble de ces données qui dans le cas d’espèce représentent une certaine expérience devront vous aider à définir le plan d’entretien de votre moto. Autrement dit, votre expérience en la matière vous aidera à établir la bonne séquence de contrôle de votre moto selon la zone dans laquelle vous résidez et les conditions d’utilisation de la moto. Le but d’un entretien régulier sera toujours de vous épargner de petits problèmes qui peuvent parfois engendrer d’autres pannes plus importantes. Très vite, vous serez à même d’effectuer vous-même des opérations usuelles telles que la vidange et le contrôle.

Veiller à la protection préventive

Cette mesure revient à protéger les parties fragiles de votre moto. Pour un meilleur usage, il est recommandé de démonter entièrement la moto une à deux fois par an. Le but est que vous accédiez aux parties habituellement cachées et de pulvériser un produit protecteur sur toutes les parties électriques et métalliques de la moto. Il s’agit des éléments tels que les filetages, les connecteurs, les articulations et les faisceaux électriques. Toutefois, faites attention, ces produits protecteurs ne doivent pas toucher les disques de freins.

Vérifier régulièrement le niveau d’huile moteur

Le niveau d’huile présent dans votre moteur doit être vérifié de manière très régulière surtout si votre moteur ne bénéficie pas d’un refroidissement par liquide. Concrètement, il est recommandé de vérifier le niveau d’huile chaque semaine ou tous les 1 000 km. Si votre moto est équipée d’un moteur 2 temps, vous trouverez l’huile dans un réservoir séparé. Par contre, s’il s’agit d’un moteur 4 temps, l’huile se trouve dans le réservoir annexe ou dans le carter dédié. Pour information, la vérification du niveau d’huile moteur se fait par jauge ou par regard.

S’agissant de sa vidange, il vous faudra naturellement changer le liquide et le filtre à huile. Le filtre à huile peut se présenter sous la forme d’un filtre nécessitant le démontage du carter ou sous la forme d’une cartouche extérieure. Logiquement, après avoir démonté l’ancien, il vous faudra mettre le filtre neuf tout en vous assurant de bien le placer. La nouvelle huile quant à elle sera directement versée dans le carter qui est situé au niveau du moteur.

À part l’huile à moteur, vous devez aussi vérifier de manière régulière les autres niveaux de fluides. Il s’agit principalement de l’huile de boîte, du liquide de refroidissement et du liquide de freins.

Contrôler l’état des pneus

La sécurité que vous procure votre moto dépend essentiellement de l’état de ses pneus. De ce fait, un contrôle régulier s’impose. Vous devez alors fréquemment vérifier vos pneus toutes les deux semaines ou tous les 1 000 km. Cela revient également à veiller à la bonne pression d’air des pneus. La pression d’air recommandée pour une moto est généralement mentionnée dans le manuel d’entretien de la moto.

En dehors de la pression d’air, vous devez régulièrement inspecter les flancs et la bande de roulement. Ces derniers doivent normalement être exempts de coupures. Si lors d’un contrôle vous découvrez des cailloux à l’intérieur de la carcasse, il serait opportun de changer le pneu avant votre prochain trajet.

Pour ceux qui ont une moto tout-terrain, il est recommandé de vérifier l’état des pneus après chaque utilisation. La jante doit normalement être perpendiculaire à la valve. Si tel n’est pas le cas, le pneu aurait sans doute glissé sur la jante. Pour corriger cela, vous devez dégonfler le pneu avant de desserrer les boulons de sécurité. Faites ensuite tourner le pneu sur la jante jusqu’à ce que la jante soit de nouveau perpendiculaire à la valve. Après cela, resserrez les boulons de sécurité, puis gonflez le pneu.

Vérifier la tension de la chaîne

Ce paramètre concerne les motos à transmission par chaîne. Pour une meilleure utilisation de votre moto, vous devez veiller à ce que sa chaîne soit toujours bien tendue. Cela garantit non seulement une grande souplesse de conduite, mais également la longévité du kit chaîne. Le contrôle réglage de la tension de votre chaîne de même que son graissage doivent être vérifiés tous les 1 000 à 2 000 km.

À part les éléments ci-dessus cités, d’autres sont également à vérifier au niveau de votre moto. On pensera surtout au filtre à air, à l’usure des plaquettes de frein et le niveau de la batterie. À ceux-ci s’ajoutent le contrôle des suspensions, le cadre, les roues ainsi que le réglage et la lubrification des commandes. Vous documenter vous permettra d' En savoir plus sur comment entretenir sa moto soi-même.

Transformer sa moto, l’homologation en jeu

En circulation, rares sont les motos qui ont gardé leur forme d’origine. Presque tous les propriétaires apportent une touche personnelle à leur véhicule. Cette modification peut concerner la forme de la moto ou son aspect esthétique. Il peut même s’agir de l’augmentation des performances de la moto. Peu importe la modification que vous souhaitez apporter à votre moto, l’idéal est de bien vous renseigner sur ce qui est permis et ce qui est interdit.

Que dit la loi ?

À la base, pour qu’une moto soit autorisée à rouler sur le sol français, elle doit non seulement répondre aux normes de l’Union Européenne, mais également à une réception communautaire européenne (RCE). Plus précisément, une moto doit rester identique à son homologation. Par ailleurs, selon les dispositions de l’article R322-8 du Code de la route, toute modification des caractéristiques d’une moto doit être faite suivant une déclaration de la préfecture.

Que retenir des modifications notables ?

Les dispositions de l’article semblent être imprécises sur ce qui est autorisé et ce qui n’est pas autorisé. Une chose est certaine, toute modification notable visant à changer les caractéristiques d’origine de la moto doit être déclarée et figurée sur la carte grise. Pour le débridage par exemple, tous les motards ou motocyclistes ne sont pas autorisés à le faire. Cette autorisation revient uniquement aux conducteurs disposant d’un permis A2 et ceci dans la limite de puissance de 73,6 kW. De plus, la moto doit revenir à sa configuration d’origine après 24 mois.

Si votre moto ne correspond pas au certificat de conformité de la moto qui a servi à l’homologuer suite à la transformation, la modification d’un de ses points requiert une nouvelle homologation. Ces points peuvent concerner les rétroviseurs, la taille de pneu, les clignotants, le niveau sonore de la moto, etc. Homologuer suite à transformation est donc une étape importe après toute modification effectuée sur votre moto.

Peu importe le cas, l’idéal est de toujours informer votre compagnie d’assurance à propos de toute transformation susceptible une modification du certificat d’immatriculation. Si un sinistre est imputable à l’une des modifications notables de votre moto, ceci pourrait annuler vos garanties et par conséquent conduire à une absence de prise en charge.

Qu’est-ce que vous risquez ?

Au regard des dispositions de l’article mentionné un peu plus haut, il est interdit de rouler votre moto sur la voie publique si éventuellement elle a été modifiée et n’a pas été déclarée. En cas de contrôle par les forces de l’ordre, vous risquez de recevoir une contravention de 4e classe. S’il s’agit d’une revente, les peines sont encore plus lourdes. Elles peuvent ainsi atteindre 7 500 euros d’amendes suivis de 6 mois d’emprisonnement. Si la vente a été effectuée par un professionnel, ces peines sont quadruplées étant donné qu’elles peuvent monter jusqu’à 30 000 euros d’amende et 2 ans de prison.

Ce qui se passe dans la pratique

Fort heureusement pour les conducteurs de moto modifiée, les forces de l’ordre n’appliquent généralement pas le règlement comme cela se doit. Ils sont le plus souvent tolérants dans de pareilles situations. Toutefois, l’idéal est de toujours prendre vos dispositions pour éviter les amendes et pénalités.

Comment établir la carte grise pour sa moto ?

Avant de pouvoir rouler sur la voie publique, le conducteur doit Immatriculer sa moto. Cette immatriculation lui permettra d’avoir sa carte grise qui est un titre de police délivré au propriétaire de la moto. Un certificat sans lequel il lui serait impossible de circuler légalement.

Pour l’établir, il vous faudra simplement vous rendre sur le site officiel autorisé à établir les cartes grises pour moto. Une fois sur le site, vous devez logiquement faire une demande d’immatriculation et de carte grise. La procédure prendre en tout moins de 5 jours. Ce qui vous épargne d’ailleurs de vous déplacer à la préfecture. Après validation de votre dossier, vous recevrez dans un délai de 48 à 72 heures votre certificat d’immatriculation.

Quel outillage pour réparer sa moto ?

Pour remettre votre moto en bon état, certains outils seront toujours nécessaires. Avant même de vous assurer d’avoir l’équipement qu’il faut, il faudra que vous disposiez de temps et surtout de bons conseils. Logiquement, vous devez en premier lieu disposer d’un endroit propice pour la réparation de moto.

Disposer de la place et du temps

Que vous préfériez travailler dans un parking ou dehors, le temps est un paramètre important que vous ne devez pas négliger. Pour mener à bout la réparation d’une moto, vous devez vous organiser et définir votre emploi du temps en conséquence. Cela vous permettra de détecter avec précision les pannes de la moto et de les réparer dans un délai court.

En dehors du temps, l’endroit devant servir à réparer votre moto doit être bien éclairé. Il doit par ailleurs vous offrir un certain confort pour vous permettre de mieux nettoyer et réparer certaines pièces comme le bloc-moteur, la platine repose pied et la fourche. Vous devez entre autres disposer d’un minimum de protection.

L’outillage de base

En mécanique, les outils bas de gamme sont à éviter. En effet, ceux-ci ont le plus souvent tendance à abîmer certaines pièces de la moto. La plupart des professionnels préfèrent miser sur des outils de la marque Magnusson ou Facom pour avoir le résultat escompté.

Pour une réparation de base, il vous faudra un kit de réparation moto. Celui-ci ne coûte pas forcément cher. Un budget d’environ 200 euros serait est suffisant pour avoir au minimum les éléments suivants.

  • Un jeu de tournevis cruciforme et plat : environ 30 euros.
  • Un jeu de clé à 6 pans ou clé Allen : environ 30 euros.
  • Un jeu de clés à douilles, du 8 au 23 : environ 40 euros.
  • Une pince multiprise : environ 15 euros.
  • Un rouleau de scotch armé ou scotch US : à partir de 5 euros.
  • Un jeu de clés plates ou de clés à œil : environ 30 euros.
  • Une lampe torche à défaut d’une lampe frontale : environ 15 euros.
  • Une pince à bec : environ 15 euros.

Quelques-uns de ces outils sont parfois présents dans la trousse fournie par le constructeur de la moto. Cependant, ils ne seront pas suffisants pour toutes vos opérations de maintenance. Il vous faudra alors compléter la liste.

Quelques outils types pour la réparation d’une moto

En dehors des outils de base ci-dessus listés, vous aurez besoin d’autres outils pour bien assurer la réparation de votre moto. Vous devez bien évidemment toujours miser sur la qualité des articles que vous achetez. Pour un budget d’environ 600 euros, vous pouvez vous offrir les outils ci-après :

  • une clé à molette 10″ ;
  • un cliquet paume de main 3/8″ ;
  • une pince-étau ;
  • une poignée porte-lame ;
  • une pince coupante diagonale gainée ;
  • des accessoires pour douilles 3/8″ : 2 rallonges, cardan, poignée coulissante ;
  • une pince gainée à becs demi-ronds droits ;
  • un burin de précision ;
  • des douilles métriques 3/8″ sur rack de 8 à 19 et 21 ;
  • des clés plates ou clés à fourches de 6×7 à 22×24 mm ;
  • une clé universelle pour bouchons de vidange ;
  • une brosse métallique ;
  • une jauge d’épaisseur 19 lames ;
  • une clé à bougies sous forme de tube ;
  • des lames réversibles ;
  • une pince multiprise gainée ;
  • un marteau rivoir de 30 mm ;
  • et un chasse-goupille de 4 mm.

Le prix de chacun de ces éléments peut paraître élevé, mais il s’agit de la meilleure option pour entretenir de fond en comble votre moto.

Vous disposez désormais d’assez d’informations à propos de la mécanique moto. Aussi intéressant qu’il soit, il s’agit en somme d’un métier qui demande de la rigueur, de l’efficacité et de la créativité. Le mécanisme de fonctionnement d’une moto depuis son moteur jusqu’aux autres composants est tout un art que le mécanicien moto se doit de maîtriser. De plus, il est toujours mieux d’exercer ce métier avec passion.